Safer Seas 2011 : une édition qui a pleinement tenu ses promesses !
Le mot de François Cuillandre, président de Brest métropole océane
François Cuillandre, Président de Brest métropole océane.
Au nom de Brest métropole océane, je tiens à remercier l’ensemble des participants de Safer Seas, colloque international qui s’est déroulé en mai dernier, à Brest. Placée sous le signe du changement climatique et de ses défis pour la navigation en mer, cette troisième édition a été une réussite.
Que de chemin parcouru, depuis la première édition, créée à la suite du naufrage de grands pétroliers ! Aujourd’hui, le monde maritime lui-même est au cœur des débats internationaux et Brest en est le fer de lance. Durant quatre jours, nous avons ainsi réuni les représentants des principales institutions internationales et européennes en matière de transport et de sécurité maritime : l’OMI, les Nations Unies, l’Union européenne et les grandes agences européennes.
Nous avons également reçu, pour une intervention très remarquée, M. Jack Lang, qui avait été mandaté par l’ONU pour faire un rapport sur la piraterie, une menace qu’il faut prendre au sérieux. Nous avons enfin accueilli plusieurs centaines de congressistes, venus du monde entier. Qu’ils soient remerciés pour leur participation. Je tiens enfin à souligner le rôle crucial joué par nos réseaux institutionnels et professionnels, qui ont contribué au succès de cette troisième édition de Safer Seas. Tournée vers la mer, Brest occupe un rang de tout premier plan dans le classement des grandes métropoles maritimes internationales, grâce au dynamisme de ses acteurs.
C’est ainsi que nous avons été labellisés par l’Etat dans le cadre des Investissements d’Avenir pour des projets ambitieux, qu’ils portent sur une meilleure connaissance des océans, sur le développement des énergies marines renouvelables ou sur l’amélioration de la sécurité maritime. Dans ce domaine, d’immenses progrès ont été accomplis mais il reste encore beaucoup à faire. Je ne doute pas un seul instant que la prochaine édition de Safer Seas, sur laquelle nous avons déjà recommencé à travailler, sera tout aussi passionnante et constructive que les précédentes.
Le mot de Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional de Bretagne
Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional de Bretagne et Président de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes européennes.
La Région Bretagne est partie prenante de Safer Seas depuis sa première itération et, je peux en témoigner ici, c’est aujourd'hui une manifestation internationale de grande envergure. Depuis sa première édition, ses organisateurs ont su mettre l’accent sur tous les grands enjeux d’une politique de sécurité maritime d’avenir. Mais c’est aussi avec ma casquette de Président de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes européennes que je suis venu à Brest.
La CRPM représente 160 régions riveraines de la mer, du Cap Nord à la mer Noire et compte 225 millions d’habitants. C’est dire le poids que nous représentons dans la mise en place d’une réglementation permettant d’aboutir à des mers plus sûres et plus propres. La politique maritime a beaucoup évolué depuis la catastrophe de l’Erika, en décembre 1999. Le Président de la commission européenne, José Manuel Barroso, a demandé la mise en place d’une politique maritime européenne intégrée et celle-ci a vu le jour. Et je me réjouis qu’un commissaire européen, Mme Maria Damanaki, soit en charge des politiques maritimes. De réelles avancées ont été faites qu’il s’agisse du contrôle des ports, de la crédibilité des sociétés de classification, du suivi technique des navires et de leurs cargaisons. Les capacités des Etats membres ont été accrues pour le cas où de nouvelles catastrophes surviendraient. Tout cela a été très positif. Pour autant, il faut aller plus loin. Les porte-conteneurs géants font peser des risques énormes sur nos espaces maritimes. Safer Seas, dès sa deuxième édition, s’était emparé de ce sujet qui nécessite de poursuivre nos efforts. Nous devons également agir très rapidement sur une harmonisation européenne des formations des équipages et travailler sur les couvertures sociales disparates des marins qui induisent des distorsions directement liées à la sécurité de navigation. Enfin, nous devons absolument renforcer la législation sur le contrôle de l’Etat du pavillon, celui auprès duquel les armateurs immatriculent leurs navires. C’est un chantier majeur, stratégique qui, je l’espère, sera abouti pour la prochaine édition de Safer Seas.
Safer Seas : un succès non démenti !
Session plénière et échanges entre Patricia Adam, François Cuillandre, Jack Lang, Jean-Yves Le Drian et Michel Morvan.
La troisième édition de Safer Seas, qui s’est déroulée du 10 au 13 mai au Quartz à Brest, a réuni pendant quatre jours plus de 800 congressistes représentant une quarantaine de nationalités issues des cinq continents : pays de l’Union européenne bien sûr, mais aussi Chine, Vietnam, Mexique, Chili, Argentine, Canada, USA, Russie, Norvège...
Les principales institutions internationales étaient présentes, à commencer par l’Organisation Maritime Internationale qui a notamment participé aux sessions consacrées au sauvetage en mer et au navire du futur. La conférence a également accueilli des représentants des Nations Unies, du Parlement européen et de la Commission européenne, de l’Agence européenne de sécurité maritime, de l’Etat français par l’intermédiaire du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, du Secrétariat général de la mer, de l’Etat Major de la Marine, ainsi que de la région Bretagne et du Conseil général du Finistère. En outre, en cette année des Outre-mer, la Guadeloupe était à l’honneur.
Ainsi, ce sont près de cent intervenants qui ont alimenté les échanges durant les 9 sessions de la conférence principale. Parallèlement, 11 workshops ont été organisés par des structures reflétant la diversité des compétences et du savoir-faire de la pointe Bretagne. Un Salon professionnel, réunissant 25 exposants, s’est également tenu pendant toute la durée de la manifestation.
Les sujets ont été particulièrement riches, mettant en lumière le rôle pivot de l’Union européenne en matière de sécurité maritime. Des sujets au cœur de l’actualité, traités par les plus grands experts, comme le changement climatique et les nouvelles maritimes ou comme la piraterie, ont donné lieu à des débats passionnants. Des retours d’expérience, avec le sauvetage en mer ou avec le port du futur, ont suscité le plus vif intérêt.
A noter également, l’importance accordée au volet technologique, avec les workshops et la mise en valeur des coopérations du local à l’international. D’ores et déjà, toutes les énergies se mobilisent pour préparer la quatrième édition de Safer Seas. En attendant, tous les actes du colloque seront disponibles sur le site d’ici à la fin de l’année. www.saferseas-brest.org
Quatre interventions très remarquées
Nous publions ci-dessous des extraits de quatre interventions qui ont été particulièrement remarquées lors de la conférence plénière.
La sécurité au cœur de la politique maritime européenne
Yves Auffret, membre du cabinet de Mme. Maria Damanaki, Commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche.
La sécurité des mers, la sécurité en mer, la sécurité de la mer sont des axes majeurs de la Politique maritime européenne.
La sécurité des transports maritimes est l’une des priorités de l’Union européenne comme le montrent les adoptions successives en 2000, 2002, et 2009 des trois paquets Erika.
La variété des actions engagées couvre désormais tout le champ du transport maritime depuis la construction navale jusqu’à la protection de l’environnement marin en passant par la sécurité des personnes, des navires et des biens, par la formation des équipages et le contrôle des sociétés de classification.
L’Union européenne s’est par ailleurs dotée des outils réglementaires et opérationnels qui lui permettent de lutter efficacement contre la pollution des mers et de protéger l’environnement marin.
Au-delà du navire et de son équipage, la sécurité des routes maritimes est un enjeu majeur pour l’Europe : 9 000 navires totalisant 240 millions de tonnes de port en lourd battent pavillon d’un Etat membre, soit le quart de la flotte mondiale. Or, le transport maritime est frappé par le fléau de la piraterie.
Depuis 2008, l’opération conjointe Atalanta est engagée à l’initiative du Conseil. 22 Etats membres y ont contribué en fournissant des navires de guerre, des aéronefs et des personnels.
Les mers européennes sont le théâtre de nombreuses activités illégales comme le trafic de drogue et d’êtres humains, la pollution volontaire et la contrebande.
Alors que ces menaces sont par nature transfrontalières, les capacités de contrôle dont disposent les Etats membres ne sont souvent pas reliées entre elles. Nous avons le plus grand besoin d’améliorer notre connaissance de la situation maritime, en partageant les informations de surveillance maritime.
C’est pourquoi la Commission, sous l’autorité de la Commissaire Damanaki, travaille à la mise en place d’un système de surveillance maritime intégré en Europe.
La sécurité maritime mérite une mobilisation de tous, de toutes les politiques, de tous les instruments et de toutes les volontés.
C’est l’un des défis que s’est fixé la politique maritime de l’Union européenne, un politique au service de tous les Européens.
Travail d'équipe et solidarité
Victor ALVARADO-MARTINEZ, Ministre de l'Environnement, Etat de Veracruz (Mexique)
A propos de Safer Seas :
… les stratégies développées par l'Europe pour tendre à des mers plus sûres et plus propres, ainsi que pour relever les différents défis dans ce domaine dans un avenir proche, au travers de coopérations et de collaborations entre l'ensemble des pays et de leurs institutions… voilà ce dont nous avons besoin : du travail en équipe et une collaboration mutuelle.
… nous avons trouvé ici de nouvelles réponses et une nouvelle vision de la manière d'appréhender la sécurité maritime et sa pertinence environnementale.
A propos du développement durable :
En raison de sa géographie, faite de hautes montagnes et d'une longue bande de rivages frappés par de violentes et fréquentes tempêtes tropicales, l'Etat de Veracruz sera l'une des régions de notre pays les plus affectées par le changement climatique.
Nous entamons aujourd'hui la mise en oeuvre d'un Plan Environnement à long terme qui nous amènera jusqu'à 2030. Dans ce cadre, nous avons créé un Fond Fiduciaire Environnemental local pour encourager l'esprit de solidarité parmi nos concitoyens, et leur permettant de financer des projets sociaux et économiques ciblés sur les régions productrices d'eau ou abritant des forêts devant être protégées.
... Collaborer reste notre seul moyen de nous montrer à la hauteur de la tâche que tout cela représente.
J'ai la conviction que c'est exactement ce dont il est question quand on parle de "durabilité" : avoir conscience que nous devons continuellement remettre en question les réponses que nous apportons, et nous ouvrir à de nouvelles réponses.
Merci beaucoup pour l'opportunité de vous adresser la parole aujourd'hui.
Viva Francia, viva Mexico, viva Veracruz.
De gauche à droite : M. Vidal Elias (responsable du développement scientifique au COVECyT), Mme Anne-Marie Galliou-Scanvion (Vice-présidente en charge des relations internationales, Université de Bretagne Occidentale), M. Victor Alcaraz (Directeur général du COVEICyT), M. Pascal Olivard (Président de l’Université de Bretagne Occidentale), M. Victor Alvarado (Ministre de l’environnement de l’Etat de Veracruz)
Piraterie : faire vite et frapper avec efficacité
Jack Lang, conseiller juridique spécial auprès de M. Ban Ki-moon, Secrétaire Général des Nations Unies.
Plus de 445 attaques de piraterie recensées en 2010, autour de 550 otages actuellement détenus pour plus de 25 navires de commerce détournés…
Il faut faire vite, frapper avec efficacité, et profiter de n’avoir à faire qu’à des groupes mafieux qui n’ont encore aucun lien avec de puissants groupes terroristes. Il faut déjà maintenir la présence et le travail des marines militaires déployées sur place.
Je ne suis pas contre les hommes armés assurant la sécurité des navires qui prouvent jour après jour leur efficacité. Mais attention aux dérives ! Ces hommes doivent agir dans le respect du droit international.
Il faut ainsi aider les pays concernés à mettre en place une juridiction spécialisée dans la piraterie.
Les capacités pénitentiaires doivent être améliorées. Il faut également renforcer les garde-côtes locaux et œuvrer également sur le plan économique.
Il faut offrir une autre alternative économique que la piraterie en soutenant l’élevage, la pêche, le développement des ports.
De terriens, il nous fait devenir marins !
Amiral Forissier, ancien chef d’Etat Major de la Marine Nationale.
Que de progrès accomplis depuis la première rencontre Safer Seas en 2002 ! La présence ici même d’experts et d’acteurs éminents du monde maritime, de nombreuses délégations étrangères, mais aussi l’intensité de nos échanges illustrent l’importance des enjeux auxquels nous sommes tous confrontés aujourd’hui.
Je n’hésite pas à affirmer que nous avons atteint les limites de notre vie de terrien !
De terriens, il nous faut devenir marins !
Car c’est bien à la mer qu’il faut nous adapter.
C’est elle qui se trouve au cœur des enjeux de notre siècle !
La mondialisation est venue bouleverser nos conceptions du temps et de l’espace. La mer est confrontée à un développement considérable des échanges commerciaux et touristiques. Mais aussi à une compétition planétaire pour trouver de nouvelles sources de matières premières.
L’accroissement du trafic maritime entraine l’accroissement des trafics et menaces de toutes sortes : piraterie, prise d’otages en mer, mouillage de mines, trafics de stupéfiants, d’armes ou d’êtres humains, pillage de notre ressource halieutique…
Toutes ces menaces existent, tous ces défis doivent être relevés. Mais dans le pessimisme ambiant que nous environne, nous devons avoir des éclairs d’optimisme.
Aujourd’hui le terrien s’aperçoit enfin qu’il est sur la planète mer !
Il nous faut inventer une nouvelle gouvernance de la mer qui ne soit pas calquée sur la gouvernance terrestre. Nous ne pouvons plus fonctionner sans un niveau de partage élevé de l’information maritime : il faut élargir le cadre de notre action.
Ainsi, le Centre opérationnel de la fonction garde-côtes représente une avancée très significative de cette logique de complémentarité.
Plus largement, une bonne appréhension des espaces maritimes nécessite une approche globale. Les outils de surveillance, qui se mettent en place à l’échelle européenne, renforcent notre connaissance du milieu. Nous voyons bien par ailleurs qu’à l’instar de l’opération Atalanta de lutte contre la piraterie, la coopération internationale est devenue indispensable.
L’aspect juridique est essentiel. Le texte de loi relatif à « La lutte contre la piraterie et l’exercice des pouvoirs de police par l’Etat en mer » a été adopté. Il s’agit là d’une étape fondamentale.
Je me réjouis aussi de voir l’adoption du décret relatif au plan d’action pour le milieu marin, visant à fédérer les dispositifs existants et à les amplifier dans le cadre des recommandations du Grenelle de la mer.
La tâche est encore grande, mais les lignes bougent.
La communauté maritime n’est pas inerte et ces troisièmes Safer Seas permettent aux optimistes raisonnables que nous sommes de prendre la mesure des progrès accomplis !
En bref
Koji Sekimizu, nouveau secrétaire général de l’OMI
Le japonais Koji Sekimizu, 58 ans, a été élu à la tête de l'Organisation Maritime Internationale. Il succède au grec Efthimios Mitropoulos. Cette nomination prendra effet à partir du 31 décembre prochain. Diplômé en ingénierie marine et en architecture navale, M. Sekimizu entre au Ministère des transports japonais en 1977 en tant qu'inspecteur naval. Rapidement, il prend des responsabilités dans la sécurité marine et environnementale. Tout d'abord rattaché à la délégation japonaise lors des conventions OMI, Koji Sekimizu rejoint le secrétariat de l'organisation internationale en 1989. Il prend la fonction d'intervenant technique à la sous-division Technologie du comité Sécurité maritime, puis en devient directeur en 1992. Directeur adjoint du comité Environnement en 1997, puis Directeur en 2000, il occupe, depuis 2004, la fonction de Directeur du comité de Sécurité Maritime.
Amiral Bernard Rogel, nouveau chef d’état-major de la Marine
Le 12 septembre 2011, l’amiral Bernard Rogel a pris ses fonctions de chef d’état-major de la Marine. Il succède à l’amiral Pierre-François Forissier, en poste depuis le 4 février 2008. Entré à l'Ecole navale en 1976, l’amiral Bernard Rogel exerce son métier dans les forces sous-marines. De 1990 à 1992, il commande successivement les sous-marins nucléaires d'attaque Casabianca et Saphir. Après ces deux commandements, il devient officier chargé de l'entraînement et de la tactique au sein de l'escadrille des sous-marins de la Méditerranée. Il intègre, en 1994, l’École de Guerre et prend ensuite les fonctions de commandant en second de la frégate anti-sous-marine Tourville, dans le cadre de la mise au point du nouveau système de lutte anti-sous-marine très basse fréquence (S.L.A.S.M.) puis, en 1996, celles de commandant en second du sous-marin nucléaire lanceur d'engins Indomptable. D’avril 2000 à décembre 2001, il commande le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Inflexible. En janvier 2002, il rejoint l'état-major de l'amiral commandant la force océanique stratégique et des forces sous-marines où il sert successivement en tant que chef de la division "conduite des opérations", puis comme chef d'état-major. En septembre 2004, il est l’adjoint au chef d’état-major particulier du Président de la République, en charge des dossiers nucléaire et maritime ainsi que du suivi des opérations militaires extérieures et du renseignement. De septembre 2006 à août 2009, il est le chef de cabinet du Chef d’état-major des armées. Depuis le 1er septembre 2009, il occupait les fonctions de sous-chef d’état-major «Opérations» à l’état-major des armées.
Brest, partenaire du Nautic
Brest métropole océane devient partenaire du Nautic 2011, le Salon International de la Plaisance qui se déroulera à Paris du 3 au 11 décembre. L’occasion pour la cité du Ponant de présenter les Tonnerres de Brest 2012, la grande fête maritime internationale qui rassemblera plus de 1 500 bateaux du 13 au 19 juillet 2012 : vieux gréements, grands navires, bateaux de travail ou purs-sangs de la course au large. Mais le Nautic sera aussi l’occasion de mettre l’accent sur l’excellence de Brest, qui occupe une place de tout premier plan dans le classement des métropoles maritimes internationales avec des projets d’avenir, portant sur l’amélioration des connaissances sur les océans, le développement des énergies marines renouvelables ou le renforcement de la sécurité maritime, qui ont été labellisés par l’Etat.
International network of marine science territories
Tel est le nom du réseau mis en place lors de Safer Seas, par les partenaires européens de la Conférence des villes portuaires (CVPP) et internationaux. Une initiative née de trois constats :
- L’océan prend une place de plus en plus importante dans l’économie globale et joue un rôle central dans le changement climatique.
- La dégradation de l’environnement marin, en particulier les zones côtières, nécessite une adhésion de toute la communauté maritime pour développer de bonnes pratiques et une politique adéquate.
- Un défi qui nécessite la coopération de toute la communauté international pour accroître la connaissance de l’océan et développer de nouveaux schémas d’exploitation de ses ressources. En conséquence, un premier groupe de partenaires a signé à Brest un protocole où il s’engage à joindre ses efforts afin de créer les bases de ce réseau, sa gouvernance ainsi que son plan de travail. Parmi les villes signataires, Vigo, Kiel, Québec, Comodoro Rivadavia, Veracruz, Qingdao, Shanghai, Haiphong, Constanza, Barcelone et bien sûr, Brest. Une première rencontre officialisant ce réseau international aura lieu en juillet, lors des Tonnerres de Brest 2012.
Editorial
Safer Seas 2011 : A conference that lived up to its promises !
François Cuillandre's address, President of Brest Métropole Océane
François Cuillandre, President of Brest métropole océane.
In the name of Brest métropole océane, I would like to thank the whole of the participants to Safer Seas, the international conference that was held last May. Dedicated to maritime safety and security issues, this year in the particular light shedded by climate change and the challenges for navigation at sea, this third event has been a great success.
So much has been achieved since the first conference, held in response to the big tankers shipwrecks! Today, the maritime world itself is at the centre of the international debates, with Brest as its spearhead. For four days, we have gathered the representatives of the main international and European institutions in sea transport and in maritime safety and security: the IMO, the United Nations, the European Union and the main European agencies.
We welcomed a noteworthy address from Jack Lang, mandated by the UNO, who gave a report about the very serious threat that is piracy. We also gathered a few hundreds of conventioneers from all over the world, which we would like to thank for their participation. I would also like to highlight as crucial that our institutional and professional networks contributed to the success of this third Safer Seas event. Turned towards the sea, Brest holds a major position among the main international maritime metropolises thanks to its very dynamic actors. That is why Brest has been acknowledged by the State's services as the right place to host investments of the future for ambitious projects, be it for a better knowledge of the oceans, for the development of renewable maritime energy, or again for improvements in maritime safety and security. In that field, huge progress has been made, but there is still much to be done. I have no doubt the next Safer Seas event, that we have already started to work on, will be as exciting and constructive as the first ones.
The address from Jean-Yves Le Drian, President of the Brittany Regional Council
Jean-Yves Le Drian, President of the Brittany Regional Council and Chairman for the Conference of european Peripheral Maritime Regions.
The Brittany region has been a stakeholder since the beginning of Safer Seas and I can testify today that it became a major international event. Since the first Safer Seas, the organizing team has put the emphasis on all the major issues of a policy for a maritime safety and security of the future. It is also because of my responsibilities as a Chairman for the Conference of european Peripheral Maritime Regions, that I came to Brest.
The CPMR embodies 160 seaside regions, from the Cap Nord to the Black Sea, and stands for over 225 million inhabitants, which explains our responsibilities for the setting up of a regulation that could lead to cleaner and safer seas. Maritime policy has changed a lot since the Erika shipwreck in December 1999. The president of the European Commission, José Manuel Barroso, has asked for the setting up of the integrated European maritime policy that exists today. I am delighted that the European Commissioner, Mrs Maria Damanaki, is in charge of the maritime policies. Real progress has been made in ports control, as well as for the credibility of classification agencies, and again for technical monitoring of vessels and of their cargoes. The power of State members has been improved in the case other disasters should occur. All of this has been very positive, however, it has to go even further. Big container-ships increase the risks on our maritime zones. Since the second international event, Safer Seas has highlighted those risks for us to continue our effort. We must also act very rapidly for a European harmonization and work on the social covering disparities that exist for seamen, and which lead to distortions directly linked to safety and security at sea. Finally, we must also improve legislation for the monitoring of flag states, from which ship-builders register their vessels. This is a major strategic task that, I should hope, could be completed by next Safer Seas event.
Safer Seas : a complete success !
Plenary session and exchanges between Patricia Adam, François Cuillandre, Jack Lang, Jean-Yves Le Drian and Michel Morvan.
The third Safer Seas event was held from May 10th until May 13th in the Quartz in Brest. Over 800 conventioneers have gathered for four days. They represented over 40 different nationalities: China, Vietnam, Mexico, Argentina, Canada, USA, Russia, Norway, and European countries.
The major international institutions were there, such as the International Maritime Organization which participated to the sessions devoted to Rescue at sea and to the Ship of the Future. The conference also welcomed representatives from the United Nations, the European parliament, and from the European Commission, the European Maritime Safety Agency, the Secretariat General for the Sea, the High Commandment for the Navy and for the Brittany region.
Over a hundred of participants have taken part in exchanges during the 9 sessions of the main conference. At the same time, 11 workshops were organized to display the skills and knowledge existing in Brittany. A professional trade show, gathering 25 exhibitors was also held in the Quartz.
The topics were very rich and have highlighted the European Union leading role as far as maritime safety and security is concerned. Topics that were at the centre of today's preoccupations, and that have been addressed by the leading experts, such as climate change and new sea routes, or piracy, have led to exciting debates. Other topics like Rescue at sea or the port of the future have been highly appreciated and followed.
Great importance has been put on technology, with workshops and the emphasis put on regional cooperation at an international level. Already, all the energy is mobilized towards the setting up of the 4th Safer Seas event, and in the meantime, the proceedings will be available on the website by the end of this year. www.saferseas-brest.org
Four speeches that attracted a lot of attention
We are publishing below, some extracts from those four addresses that have been particularly noteworthy during plenary sessions.
Safety and Security at the Centre of the European Maritime Policy
Yves Auffret, member of the Cabinet of European Commissioner Maria Damanaki, in charge of Maritime Affairs and the Fishing industry.
Sea safety and security, safety and security at sea, and safety and security for the sea are the major axis in the European Maritime Policy
Safety and security for maritime transport is one of the priorities for the European Union, as testify the three Erika packages in 2000, 2002, and 2009.
The variety of actions that have been engaged, now cover the whole of maritime transport from ship-building to the protection of maritime environment, as well as safety and security for people, for ships and goods, thanks to crew training, and classification agencies surveillance. The European Union has also adopted statutory and operational tools that enable it to fight efficiently against pollution at sea and protect maritime environment.
As well as for the ships and its crew, safety and security of the maritime routes is also a major stake for Europe: 9,000 ships, totalizing 240 million of tons of heavy cargoes are from a state member, that is a quarter of the world's fleet. And yet, maritime transport is stricken by a major scourge: Piracy.
Since 2008, the joint operation Atalanta has been engaged by the Council. 22 state members have been part of it, engaging war-vessels, planes and staff.
European seas witness many illegal activities such as drug and human trafficking, deliberate pollution, and smuggling.
Because those threats are trans-border ones, often, the state members' monitoring capacity are not inter-connected. We greatly need to improve our knowledge of the maritime situation, by sharing information related to maritime monitoring. That is why the Commission, under the authority of Commissioner Damanaki, has been working towards the setting up of an integrated maritime monitoring system in Europe.
Maritime safety and security deserves that everybody gets involved, and also needs every policy, every tool and every good-will. This is one of the challenges that the maritime policy of the European Union has set for itself, a policy for all the Europeans.
Team work and solidarity
Victor ALVARADO-MARTINEZ, Minister for Environment, State of Veracruz (Mexico)
About Safer Seas :
… the strategies that Europe has developed for achieving safer and cleaner seas, as well as how to overcome the different challenges for this to be reached in the near future, all through collaboration and coordination of all the countries and their institutions ….this is exactly what we need: team work and mutual collaboration.
… we have found here new answers and a new vision on how to face the sea security and its environmental soundness.
About sustainability issues :
Due to its geography (high mountains and a large sea shore exposed to severe and constant impacts of tropical storms), the State of Veracruz will be one of the more affected regions in our country by the climate change.
We are starting now a long vision Environment Plan, looking up to the year 2030. Through it, we have created the local Environmental Trust Fund to encourage the solidarity spirit between the people of Veracruz, allowing them to finance social and economic projects applied in the regions were water is produced and forest are to be preserved.
... Working together is the only way to respond to the enormous task that all this represents.
I believe that is exactly what sustainability is about: to be aware that we need to continuously revise our answer, that we have to be open to new answers.
Thank you very much for this opportunity to adress you today
Viva Francia, viva Mexico, viva Veracruz.
From the left to the right : M. Vidal Elias (in charge of scientific development at COVECyT), Mrs Anne-Marie Galliou-Scanvion (Vice-president for international cooperation, Université de Bretagne Occidentale), M. Victor Alcaraz (General Director of COVEICyT), M. Pascal Olivard (President of the Université de Bretagne Occidentale), M. Victor Alvarado (Minister for Environment, State of Veracruz)
Piracy : Being fast and striking efficiently
Jack Lang, special legal Advisor to the Secretary-General of the United Nations, M. Ban Ki-moon.
Over 445 acts of piracy have been reported in 2010, around 550 people are currently held hostage for over 25 trading ships hijacked…
We have to act fast and strike efficiently, and take advantage of the fact that we only have to deal with unorganized groups that have no link yet with organized terrorism. We must maintain the presence and the work of the military navy deployed on zone.
I have nothing against the armed men conducting the safety and security of ships, who prove every day their efficiency. But we have to be careful not to go out of control! These people must act in total respect of international law. We must help all the countries affected by piracy to set up a jurisdiction specialized for piracy. Penitentiary accommodations have to be improved, and we must also reinforce regional coastguards and work at the economic level too.
It is vital to offer an economic alternative to piracy, supporting farming and fishing, and developing harbors.
From landsmen, we have to become seamen !
Admiral Forissier, former Chief of Staff of the french navy.
So much progress has been made since the first Safer Seas event in 2002! The presence here of so many experts and eminent actors of the maritime world, the many foreign delegations but also the intensity of our effort, show the importance of the stakes we are confronted to, today.
I dare say that we have reached our limits as landsmen! From landsmen we must become seamen!
Because we have to adapt to the sea. The sea is at the centre of the stakes of our century !
Globalization has shattered our conception of time and space. The sea is confronted to a major development in trading and tourist exchanges, but also to a planetary competition to find new sources of raw material.
The increase of maritime trade leads to a rise of trafficking and to all kinds of threats: piracy, hijacking at sea, mines anchoring, drug, armament and human trafficking, plundering of our marine resources…. All of those threats do exist, all of those stakes must be taken up.
But in the pervading pessimism we must seize every flash of optimism.
Today, the landsman realizes that he lives on a planet of seas !
We must invent new governance for the sea, governance that should not be a replica of the land governance. We cannot remain any longer without a proper level of shared maritime information: we must enlarge our field of action.
That is why the Operational Centre for the coastguards embodies a real progress in this logic of complementarities.
More generally, a good apprehension of the maritime zones needs a global approach. Surveillance tools that are being set up at a European level strengthen our knowledge of the environment. It is now obvious to us all that, on the model of the Atalanta operation against piracy for instance, international cooperation has become of the utmost importance.
The legal aspect is essential. The bill for “the fight against piracy, and the exercise of police power by the State at sea” has been passed, which is a major step.
I am delighted that the decree concerning the action plan for the maritime environment has been passed, a decree aiming at federating the systems in existence and at increasing their efficiency within the framework of the recommendations of the Grenelle for the Sea.
Much still needs to be achieved, but things are moving.
The maritime community is not inert, and the third Safer Seas event enables us, as the reasonable optimistic people that we are, to consider the ground already covered!
In short…
Koji Sekimizu, new Secretary-General of the IMO
Japanese Koji Sekimizu, 58, has been elected Secretary-General of the International Maritime Organization, succeeding Greek Efthimios Mitropoulos. This appointment will take effect from next December 31st. Graduated in Maritime Engineering and in naval Architecture, Mr Sekimizu has joined the Japanese Ministry of Transports in 1977, as a naval inspector. He rapidly took on responsibilities in Maritime and environmental safety and security, first attached to the Japanese delegation during IMO conventions, Koji Sekimizu joined the ministry of the International Organization in 1989. He took on the position of technical consultant in the technology subdivision in the Maritime Security Commission; he then became its Director in 1992. Assistant director of the Environment Committee, in 1997, then Director in 2000, he has been since 2004, the head of the Maritime Security Committee.
Admiral Bernard Rogel, new Chief of Staff of the french navy
September 12, 2011, Admiral Bernard Rogel took on his duty as the Chief of Staff of the french Navy, succeeding to Admiral Pierre-François Forissier, who had been in the position since February 4, 2008. Admiral Bernard Rogel joined the Naval Academy in 1976 and worked for the submarine forces. From 1990 to 1992, he successively commanded the nuclear submarines Casablanca and Saphir. After those two commandments, he became the officer in charge of the training and tactic within the Mediterranean submarine squadron. In 1994, he joined the Academy of War and became then second-in-command on the Tourville anti-submarine frigate, within the framework of the setting up of a new low-frequency anti-submarine system (S.L.A.S.M), and in 1996 he took on the position as second-in-command on the Inflexible nuclear submarine. In January 2002, he joined the staff of the Admiral in charge of the strategic oceanic force and of the submarine force, where he was successively Head of the "operational" division, then Head of the Staff.
In September 2004 he became the deputy Chief of Staff of the President, in charge of the nuclear and maritime files as well as of the external military operations following and information. From September 2006 until August 2009, he is the Head of the Cabinet for the Army Chief of Staff.
From September 1st 2009, he has been second-in command in charge of "Operations" to the Army Chief of Staff.
Brest, partner of the Nautic
Brest métropole océane becomes partner of the Nautic 2011, the International Yachting Trade Show, to be held in Paris from December 3rd until December 11th. This is the opportunity for the Western City to introduce the international maritime festival "les Tonnerres de Brest 2012" that will gather over 1,500 ships from July 13th until July 19th 2012: old sailing ships, professional ships, and the best of open-sea racing ships. But the Nautic will also be the opportunity to insist on the excellence of Brest, at a leading rank in the international maritime metropolises classification, with projects for the future, including knowledge of the oceans, development of renewable marine energy, as well as the reinforcement of maritime safety and security, that have